Avril 2026
Tests de personnalité Big 4 : Deloitte, EY, PwC, KPMG
Chaque cabinet du Big 4 intègre un test de personnalité dans son processus de recrutement. Les formats varient, mais les attentes convergent : le candidat doit démontrer un profil compatible avec les exigences du conseil ou de l'audit.
Quels tests utilisent les Big 4
Deloitte et PwC s'appuient principalement sur le SHL OPQ32, un questionnaire de 104 items à choix forcé qui mesure 32 dimensions comportementales. EY utilise fréquemment le Hogan HPI, qui évalue sept échelles de personnalité liées à la performance professionnelle. KPMG varie selon les bureaux et les pays, alternant entre le SHL OPQ32, le Saville Wave et parfois des tests maison développés en interne.
Ces tests sont administrés en ligne, généralement après la présélection CV et avant les entretiens. Vous recevez un lien par email avec un délai de quelques jours pour compléter le questionnaire. La durée varie de 25 à 40 minutes selon le format.
Le point commun de tous ces tests : ils utilisent le format à choix forcé, ce qui empêche de maximiser artificiellement toutes les dimensions. Vous devez faire des arbitrages, et ce sont précisément ces arbitrages que les recruteurs analysent.
Profils recherchés en conseil vs audit
En conseil, les cabinets recherchent des profils à forte assertivité, capables de prendre position face au client et de défendre une recommandation. L'innovation, la tolérance à l'ambiguïté et l'énergie sociale sont également valorisées. Un consultant qui obtient des scores bas sur ces dimensions sera perçu comme un risque, même si ses compétences techniques sont solides.
En audit, le profil attendu est différent. Les cabinets privilégient la rigueur, la fiabilité et le respect des processus. Un score élevé en conscienciosité et en discipline est quasi indispensable. L'assertivité reste importante, mais elle se manifeste différemment : il s'agit de savoir poser les bonnes questions au client, pas de vendre une vision stratégique.
En transaction services et en advisory, le profil se rapproche de celui du conseil avec une emphase supplémentaire sur la résistance au stress et la capacité à travailler sous des délais extrêmement serrés.
Les dimensions clés évaluées
Quelle que soit la ligne de service, cinq dimensions reviennent systématiquement dans les grilles d'évaluation des Big 4. La première est l'influence : votre capacité à convaincre, à négocier et à structurer un argumentaire. La deuxième est la résilience : comment vous réagissez face à la pression, aux critiques et aux échecs.
La troisième dimension est l'orientation résultats : votre niveau d'ambition, votre persévérance et votre tendance à fixer des objectifs élevés. La quatrième est la collaboration : votre aptitude à travailler en équipe, à intégrer les contributions des autres et à gérer les conflits. La cinquième est l'adaptabilité : votre ouverture au changement, votre curiosité intellectuelle et votre capacité à évoluer dans un environnement incertain.
Stratégies de préparation spécifiques
La première étape consiste à identifier précisément le poste visé et la ligne de service. Un candidat en audit qui se prépare comme un consultant commettra des erreurs de positionnement dans ses réponses. Lisez la fiche de poste, identifiez les compétences comportementales mentionnées et traduisez-les en dimensions de personnalité.
Ensuite, familiarisez-vous avec le format à choix forcé. Dans un OPQ32, chaque bloc présente quatre affirmations : vous devez choisir celle qui vous correspond le plus et celle qui vous correspond le moins. Ce format est déstabilisant la première fois. L'entraînement élimine l'effet de surprise et améliore la cohérence de vos réponses de 10 à 15 %.
Enfin, travaillez votre cohérence interne. Les tests SHL et Hogan intègrent des échelles de désirabilité sociale et de cohérence. Si vos réponses sont contradictoires, le rapport le signalera au recruteur, qui orientera l'entretien sur ces incohérences.
Ce qui fait échouer les candidats Big 4
L'erreur la plus fréquente est de surjouer le profil « leader charismatique ». Les candidats maximisent l'assertivité et l'ambition tout en minimisant la coopération et l'empathie. Le résultat est un profil déséquilibré que les recruteurs expérimentés repèrent immédiatement. Les cabinets cherchent des leaders collaboratifs, pas des individualistes.
La deuxième erreur est de négliger la préparation. Beaucoup de candidats consacrent des semaines aux cas et aux entretiens mais ignorent complètement le test de personnalité. Or, un rapport défavorable peut éliminer un candidat avant même qu'il n'arrive en entretien. La personnalité n'est pas un filtre secondaire, c'est un critère de décision à part entière.
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